Le ministre de l’Économie et des Finances, Fouzi Lekjaa, a présenté le projet de loi de finances (PLF) 2027 le vendredi 23 octobre, devant les deux chambres du Parlement réunies. C’est le premier budget examiné depuis la formation du gouvernement de Fatima Ezzahra El Mansouri, nommé le 16 octobre.
Les grands chiffres
- Dépenses : 825,6 milliards de dirhams, contre 761,3 milliards en 2026 (+8,4 %).
- Ressources : 786,6 milliards de dirhams, dont 437,4 milliards de recettes fiscales attendues.
- Déficit : objectif de 3 % du PIB.
- Inflation : contenue à 0,7 %, selon LeBrief.
- Investissement public : 138 milliards de dirhams de crédits de paiement.
Ces montants sont ceux du projet. Ils peuvent encore évoluer pendant l’examen parlementaire.
34 454 postes créés
Le texte prévoit 34 454 créations de postes au budget général. L’Intérieur en reçoit 14 200 et la Défense nationale 5 500. La protection sociale mobilise 44,2 milliards de dirhams.
Impôt sur le revenu : une réforme en plusieurs étapes
La mesure la plus attendue concerne l’impôt sur le revenu (IR). Le gouvernement annonce une réforme progressive, avec une première étape au 1er janvier 2027 et une poursuite sur les années suivantes. Le barème exact sera fixé par le texte adopté. Nous publierons le détail une fois le vote acquis.
Trois priorités affichées
- Le pouvoir d’achat et l’État social, avec la réforme de l’IR et une hausse de la pension minimale.
- Les jeunes, avec un programme national 2027-2031 : formation, incubation, financement et accès au marché.
- La régionalisation et le développement des territoires.
Côté logement, la presse rapporte un mécanisme pour le monde rural, avec l’objectif de réhabiliter ou construire 100 000 logements pendant le mandat, et une offre de location abordable pour les jeunes, les étudiants et les nouveaux ménages.
Et maintenant ?
Le texte passe en commission puis en séance plénière dans chacune des deux chambres. Il doit en principe être adopté avant la fin de l’année, pour une entrée en vigueur au 1er janvier 2027.
